Déclaration sur la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies
Déclaration de l'African Democratic Alliance of Freedom and Progress
sur la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies reconnaissant la traite transatlantique des esclaves comme un crime contre l'humanité
L'African Democratic Alliance of Freedom and Progress exprime son ferme soutien à la résolution historique adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 25 mars 2026, reconnaissant la traite transatlantique des esclaves comme l'un des crimes les plus graves contre l'humanité.
Cette résolution constitue une reconnaissance attendue depuis longtemps des immenses souffrances infligées à l'Afrique et aux personnes d'ascendance africaine à travers le monde. Pendant plus de quatre siècles, environ 13 millions d'hommes, de femmes et d'enfants africains ont été arrachés violemment à leurs terres natales. 1,8 million ont péri durant la brutale traversée du Passage du Milieu, tandis que les survivants ont été soumis à une exploitation inhumaine, dépouillés de leur dignité, de leur identité et de leurs droits fondamentaux. Les conséquences de cette tragédie ont profondément marqué le sous-développement de l'Afrique, affaiblissant ses sociétés, ses économies et ses institutions, et laissant des cicatrices profondes qui perdurent jusqu'à ce jour.
Reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme un crime contre l'humanité constitue une étape nécessaire pour remédier à ses conséquences durables, notamment les inégalités structurelles, le racisme et les déséquilibres mondiaux en matière de développement.
Nous saluons le courage et le leadership du Ghana, de l'Union africaine, de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), ainsi que de tous ceux qui ont soutenu fermement cette initiative. Nous saluons en particulier les 123 pays ayant voté en faveur de la résolution. Leur position reflète un engagement envers la vérité, la responsabilité historique et les principes universels de justice et de dignité humaine.
Dans le même temps, nous exprimons notre préoccupation quant aux 52 pays ayant choisi de s'abstenir, majoritairement européens, ainsi qu'aux trois pays ayant voté contre la résolution. Compte tenu des rôles et des responsabilités historiques, ces positions soulèvent de sérieuses questions quant à la profondeur de l'engagement de ces gouvernements à affronter le passé et à faire progresser une véritable réconciliation.
Les nations ayant bénéficié de l'esclavage doivent désormais entreprendre un processus sincère de réflexion et de responsabilité. Il est essentiel de veiller à ce que de telles injustices ne se reproduisent jamais, y compris sous des formes modernes d'exploitation, telles que l'extraction injuste des compétences, des richesses et des ressources naturelles du continent africain. L'Afrique doit être en mesure de construire un avenir prospère fondé sur le plein potentiel de ses peuples et l'usage équitable de ses ressources.
L'African Democratic Alliance of Freedom and Progress appelle à ce que cette reconnaissance historique soit suivie d'actions concrètes, notamment un dialogue significatif sur les réparations, des initiatives éducatives visant à préserver la mémoire historique, ainsi que des politiques destinées à éliminer les effets durables de ce crime.
African Democratic Alliance of Freedom and Progress
29 mars 2026